Lundi 18 février 2008 1 18 /02 /Fév /2008 23:55
Jusqu'à présent, j'ai surtout exploré la voie administrative.  La sphère privée  est plus délicate à investir, quoique prometteuse. Elle est en tous cas un peu moins présente dans les services d'archives publics.

Industrie et commerce  fournissent en abondance des formulaires au XIXe siècle et  au début du XXe : factures, bons de commande, quittances, statistiques en tous genres...Les exemples ne manquent pas.
En revanche, quand on remonte dans le temps, la recherche risque d'être moins favorable.

Il y a d'abord la lettre de change, ancêtre de notre billet de banque et de notre chèque, à laquelle je me suis intéressée il y a très longtemps, en étudiant la naissance des techniques bancaires. A ce sujet, Jean-Daniel Zeller m'a signalé le récent ouvrage de Clarisse Herrenschmidt, Les trois écritures : langue, nombre, code, sur lequel il faut que je mette la main. Tiens, à ce propos, il va valloir que je commence une page bibliographie à enrichir au fur et à mesure.

Le secteur maritime surtout semble le plus intéressant, autant du côté administratif que du côté privé. Ainsi Isabelle Chiavassa m'a indiqué l'existence, aux Archives départementales des Bouches-du-Rhône, de trois types de documents présents dès l'Ancien Régime :
  • le certificat de visite de bateau : un exemple dans le fonds de l'Amirauté de Marseille
  • l'assurance maritime (là encore, une de mes vieilles marottes) dès 1639. Il semblerait même que la décision de créer un formulaire imprimé remonte à 1636. On en trouve plusieurs exemples dans des fonds privées conservés aux AD.
  • le connaissement : trois exemples du XVIIIe siècle

Et puis j'ai creusé un peu le domaine privé en dehors des activités économiques et j'ai fini par trouver l'existence de  faire-part de naissance pré-imprimés au début du XXe siècle. Voici ce que j'ai pu lire dans le blog 1001 faire-part sur l'histoire du faire-part de naissance, histoire relativement récente puisqu'elle commence en 1781 avec une faire-part manuscrit de Gauthier de La Peyronnie pour annoncer l'arrivée de son fils :
"Puis, à la Belle Epoque, le faire-part de naissance va s’offrir toutes sortes de fantaisies. La grande innovation des années 1900 est la carte illustrée. Des peintres et dessinateurs comme Poulbot prêtent leur talent et leur imagination à ces nouveautés qui font bientôt fureur. Au dos de la carte, un texte pré-imprimé annonce l’heureux évènement, laissant un blanc pour ajouter à la main la date de la naissance, le poids du nouveau-né et son prénom.
Cette pratique adoptée par les milieux modestes a perduré jusque dans les années 1940."
Je retrouve d'ailleurs le même texte (tiens, tiens, qui a copié qui ?) dans un autre blog Au pays des cigognes
Affaire à creuser, avec quelques bonnes références bibliographiques, de préférence.







Les faire-part de naissance
Par Anne-Marie Bruleaux - Publié dans : Sources
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Commentaires

Je vous signale cet article d'Arnaud Bartholomei "La publication de l’information commerciale à Marseille et Cadix (1780 - 1820)" que vous pouvez lire ici http://rives.revues.org/document2053.html Bon courage pour la continuation de la thèse et bon été
Commentaire n°1 posté par Geneviève Le Blanc le 23/07/2008 à 09h51
Merci beaucoup pour cette précieuse information. J'ai bien repéré dans l'article la mention très intéressante de l’imprimerie de Pedro Gómez de Requena à Cadix  qui dispose depuis le XVIIe siècle, du monopole de l’impression et de la vente des formulaires de polizas de seguros y conocimientos.
Je n'avais jusqu'à présent rien sur les assurances maritimes. A creuser sérieusement.
Bon été à vous aussi.

Réponse de Anne-Marie Bruleaux le 14/08/2008 à 11h53
A propos des faire-part, une présentation générale http://www.notrefamille.com/v2/editorial/article-468-les-faire-part-de-bapteme-de-mariage-et-de-deces.html Un faire-part signalé p. 7 http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/chan/chan/fonds/EGF/AP/AR%20ir/90_AS.pdf
Commentaire n°2 posté par Geneviève Le Blanc le 23/07/2008 à 10h03
Merci beaucoup de ces informations. Et aussi merci de votre fidélité, malgré la longue interruption de ce blog. Des affaires personnelles assez perturbantes m'en ont éloignée pendant un certain temps. Mais j'ai continué à travailler de façon moins visible. Je vais bientôt mettre en ligne découvertes et réflexions.
Réponse de Anne-Marie Bruleaux le 26/07/2008 à 13h25
Deux pistes ? A propos des inventaires sommaires "Au 19e siècle une politique de rédaction d'inventaires sommaires a été faite sous la direction du ministère de l'intérieur et suivant la même méthode" (le tout étant de trouver laquelle ;-) ) ma source : http://blog.geneanet.org/index.php/post/2008/10/GeneaNet-Les-inventaires-sommaires.html et touchant sans doute la sphère privée puisqu'on y relève des biens privés, voir le document "principes, méthode et conduite de l'inventaire général" de mars 2001 au Ministère de la Culture dont le sommaire est là http://www.culture.gouv.fr/culture/inventai/telechar/introl.pdf pour le cas où vous considéreriez qu'aujourd'hui construire une base de données revient à bâtir un formulaire ? Mais je m'égare sûrement !
Commentaire n°3 posté par Geneviève Le Blanc le 08/10/2008 à 12h23
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