Jusqu'à présent, j'ai surtout exploré la voie administrative. La sphère privée est plus délicate à investir, quoique prometteuse. Elle est en tous cas un peu moins présente dans les
services d'archives publics.
Industrie et commerce fournissent en abondance des formulaires au XIX
e siècle et au début du XX
e : factures, bons de commande, quittances, statistiques en tous
genres...Les exemples ne manquent pas.
En revanche, quand on remonte dans le temps, la recherche risque d'être moins favorable.
Il y a d'abord la lettre de change, ancêtre de notre billet de banque et de notre chèque, à laquelle je me suis intéressée il y a très longtemps, en étudiant la naissance des techniques bancaires.
A ce sujet, Jean-Daniel Zeller m'a signalé le récent ouvrage de Clarisse Herrenschmidt,
Les trois écritures : langue, nombre,
code, sur lequel il faut que je mette la main. Tiens,
à ce propos, il va valloir que je commence une page bibliographie à enrichir au fur et à mesure.
Le secteur maritime surtout semble le plus intéressant, autant du côté administratif que du côté privé. Ainsi Isabelle Chiavassa m'a indiqué l'existence, aux Archives départementales des
Bouches-du-Rhône, de trois types de documents présents dès l'Ancien Régime :
- le certificat de visite de bateau : un exemple dans le fonds de l'Amirauté de Marseille
- l'assurance maritime (là encore, une de mes vieilles marottes) dès 1639. Il semblerait même que la décision de créer un formulaire imprimé remonte à 1636. On en trouve plusieurs exemples dans
des fonds privées conservés aux AD.
- le connaissement : trois exemples du XVIIIe siècle
Et puis j'ai creusé un peu le domaine privé en dehors des activités économiques et j'ai fini par trouver l'existence de faire-part de naissance pré-imprimés au début du XX
e siècle.
Voici ce que j'ai pu lire dans le blog
1001 faire-part sur l'histoire du faire-part de naissance, histoire relativement
récente puisqu'elle commence en 1781 avec une faire-part manuscrit de Gauthier de La Peyronnie pour annoncer l'arrivée de son fils :
"Puis, à la Belle Epoque, le faire-part de naissance va s’offrir toutes sortes de fantaisies. La grande innovation des années 1900 est la carte illustrée. Des peintres et dessinateurs comme Poulbot
prêtent leur talent et leur imagination à ces nouveautés qui font bientôt fureur. Au dos de la carte, un texte pré-imprimé annonce l’heureux évènement, laissant un blanc pour ajouter à la main la
date de la naissance, le poids du nouveau-né et son prénom.
Cette pratique adoptée par les milieux modestes a perduré jusque dans les années 1940."
Je retrouve d'ailleurs le même texte (tiens, tiens, qui a copié qui ?) dans un autre blog
Au pays des cigognes
Affaire à creuser, avec quelques bonnes références bibliographiques, de préférence.
Les faire-part de naissance