Vendredi 15 août 2008 5 15 /08 /Août /2008 12:02
Mes recherches sur la lettre de change se poursuivent, mais avec difficultés. J'ai consulté l'ouvrage dirigé par Charles Carrière Banque et capitalisme commercial : la lettre de change au XVIIIe siècle. Cet ouvrage collectif comporte un chapitre rédigé par Marcel Courdurié, dont l'un de mes professeurs m'avait recommandé la lecture. Malheureusement, ce livre, malgré son intérêt, ne m'a pas apporté grand chose par rapport à celui de Raymond De Roover. Il traite surtout des usages de la lettre de change comme effet de commerce : escompte, circulation, cotation et spéculation, et me donne donc des informations intéressantes sur le contexte de son utilisation et sur son développement au XVIIIe siècle (augmentation en nombre et accélération de sa circulation). Mais il n'aborde pas la question de sa forme, à part à la page 147, où il est précisé que la lettre de change est longtemps restée manuscrite, sous la forme d'une missive personnelle, dotée d'une signature qui lui donnait toute sa valeur.
Néanmoins, les auteurs signalent et exploitent un fonds susceptible de m'intéresser : le fonds Roux conservé aux archives de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Marseille et qui comporterait, d'après Marcel Courdurié, plus de 10 000 lettres de change entre 1728 et 1803. Des sondages dans ce fonds me permettraient sans doute d'étudier l'évolution formelle de la lettre de change. A voir. A suivre.
Par Anne-Marie Bruleaux - Publié dans : Sources
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